6 mars 1997
Sainte Colette


Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,

L'homme ne peut vivre sans amour. L'amour est la force fondamentale qui anime toutes ses autres éner- gies. C'est pourquoi Dieu, son Créateur, lui propose une vie d'amour. «L'aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans la vocation de l'homme à communier avec Dieu. Cette invitation que Dieu adresse à l'homme de dialoguer avec Lui, commence avec l'existence humaine. Car si l'homme existe, c'est que Dieu l'a créé par amour et, par amour, ne cesse de lui donner l'être; et l'homme ne vit pleinement selon la vérité que s'il reconnaît librement cet amour et s'abandonne à son Créateur» (Vatican II, Gaudium et spes, 19, 1).

LOUÉ SOIS-TU !

Mais à quoi reconnaît-on l'amour? Saint Ignace de Loyola fait remarquer que «l'amour réside dans la communication mutuelle des biens. D'un côté, la personne qui aime donne et communique à celle qui est aimée ce qu'elle a, ou de ce qu'elle a, ou ce qu'elle peut donner et communiquer; de l'autre, la personne qui est aimée agit de même à l'égard de celle qui l'aime. Si l'une a de la science, elle la communique à celle qui n'en a pas; j'en dis autant des honneurs et des richesses, et réciproquement» (Exercices spirituels, 231).

Dieu, éternelle béatitude, vie immortelle, lumière sans déclin, veut communiquer aux hommes la gloire de sa vie bienheureuse. Ce dessein divin se déploie dans l'oeuvre de la création et de l'élévation à la grâce, mais surtout dans celle de la Rédemption, après la chute de l'homme.

Déjà les splendeurs de la création nous manifestent l'amour de Dieu, et nous invitent à la louange, avec saint François d'Assise:

«Loué sois-tu, Seigneur, avec toutes tes créatures, et tout particulièrement notre frère le soleil, qui nous donne le jour et par qui tu nous éclaires; il est beau et rayonnant, et avec sa grande splendeur il te symbolise, toi, le Très-Haut...

Loué sois-tu, Seigneur, pour nos soeurs la lune et les étoiles, que tu as créées au ciel, claires, précieuses et belles!

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre frère le vent, et pour l'air et les nuages...

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur l'eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste...

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre frère le feu au moyen duquel tu éclaires la nuit, et qui est beau et joyeux, robuste et fort!

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits avec les fleurs colorées et les herbes...

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité!»

J'AIME LE PÈRE

Pour gagner pleinement notre coeur, il n'a pas suffi à l'amour d'un Dieu de nous mettre en possession des merveilles de l'univers, Il en est venu au don complet de Lui-même. Le Père céleste, en effet, nous a donné son propre Fils: En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par Lui (1 Jn 4, 9). Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle (Jn 3, 16). Avec son Fils qu'Il nous donne, Il nous a donné tous les biens possibles: sa grâce, son amour et le paradis. Mais Il est allé encore plus loin: Il a livré son Fils à la mort de la croix pour nos péchés: En ceci consiste l'amour: ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c'est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés (1 Jn 4, 10). La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous (Ro 5, 8).

De son côté, le Fils est entré parfaitement dans les vues de son Père. Dès le premier instant de son Incarnation, Il épouse le dessein d'amour rédempteur de Celui-ci: Voici, je viens... pour faire, ô Dieu, ta volonté (cf. He 10, 5-10). Le sacrifice de Jésus pour les péchés du monde entier est l'expression de sa communion d'amour avec le Père: Le Père m'aime parce que Je donne ma vie (Jn 10, 17). Il faut que le monde sache que J'aime le Père, et que Je fais comme le Père M'a commandé (Jn 14, 31). Par son obéissance jusqu'à la mort, Jésus a accompli la prophétie d'Isaïe sur le "Serviteur souffrant" qui offre sa vie en sacrifice expiatoire (cf. Is 53, 10-12). C'est l'amour jusqu'à la fin (Jn 13, 1), qui confère sa valeur de rédemption et de réparation, d'expiation et de satisfaction au sacrifice du Christ (cf. Catéchisme de l'Église Catholique, CEC, 609).

L'AMOUR APPELLE L'AMOUR

L'amour du Christ nous presse (2 Co 5, 14). L'amour témoigné par Jésus souffrant, nous porte à rendre amour pour amour, et à réaliser, autant qu'il est en nous, la communication mutuelle des biens dont parle saint Ignace. Jésus «nous a tracé le chemin afin que nous suivions ses pas (1 P 2, 21). Il veut, en effet, associer à son sacrifice rédempteur ceux-là même qui en sont les premiers bénéficiaires. Cela s'accomplit suprêmement en la personne de sa Mère, associée plus intimement que tout autre au mystère de sa souffrance rédemptrice» (CEC 618). «Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu'Il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église... Car le Fils de Dieu a dessein de mettre une participation, et de faire comme une extension et continuation de ses mystères en nous et en toute son Église, par les grâces qu'Il veut nous communiquer, et par les effets qu'Il veut opérer en nous par ces mystères» (Saint Jean Eudes, CEC 521). Ainsi, tous les saints ont été appelés à compléter dans leur chair ce qui manque à la Passion du Christ pour son corps qui est l'Église (Col 1, 24).

Le 23 mai 1982, le Pape élevait aux honneurs des autels cinq bienheureux, dont le Père Pierre Donders. «En ces hommes et en ces femmes, nous avons vu un véritable reflet de l'amour qui constitue l'incomparable richesse de Dieu à l'intérieur de la vie trinitaire qui s'est manifestée dans le don du Fils unique pour le salut du monde, particulièrement dans son sacrifice rédempteur... Par l'exemple de sa vie, le Père Donders a montré comment l'annonce de la Bonne Nouvelle de la Rédemption et de la délivrance du péché doivent trouver soutien et confirmation dans une authentique vie évangélique, une vie d'amour concret envers le prochain, surtout envers les plus petits des frères du Christ» (Homélie du 23 mai 1982).

UN ÉCOLIER DE VINGT-DEUX ANS

Pierre Donders est né le 27 octobre 1809. Sa famille habite une pauvre maison de bois dans un faubourg de Tilburg, aux Pays-Bas. Pierre, après avoir fréquenté l'école élémentaire, aide son père qui exerce la profession de tisserand, mais très jeune il se sent attiré vers le sacerdoce. Il a sept ans quand sa mère quitte cette terre pour l'au-delà. Lorsque le prêtre vient l'assister, Pierre s'empare du livre liturgique: «Un jour, dit-il, j'en aurai un comme celui-là». Il écrira plus tard: «Je ne remercierai jamais assez le bon Dieu de m'avoir préservé des nombreux dangers qui auraient pu compromettre mon salut et de m'avoir orienté vers Marie, sa Mère. Après Dieu, c'est à elle que je dois attribuer ma vocation». Mais il devra encore travailler plusieurs années comme tisserand.

Un jour, il écrit au curé de sa paroisse pour lui demander de l'aider à commencer l'étude du latin. Le prêtre est fort embarrassé: repousser ce jeune, ce serait une faute; mais ne serait-ce pas une imprudence que de l'envoyer dans un séminaire? Ce garçon a déjà 22 ans, et il n'a guère brillé à l'école élémentaire  Après bien des difficultés, le voilà tout de même assis sur les bancs de sa classe, sous les quolibets des jeunes élèves. Peu à peu, il réussit à gagner la faveur de tous: professeurs, élèves et employés. En 1839, il entre au grand séminaire de Haaren avec l'intention de devenir missionnaire. Là, il rencontre Mgr Jacques Grooff, vicaire apostolique du Surinam (Guyane Hollandaise). Le prélat expose aux élèves de théologie les besoins spirituels de son vicariat. Les séminaristes l'écoutent avec intérêt, mais un seul, Pierre Donders, manifeste son intention de le suivre. Mgr Grooff l'accepte. Pierre, ordonné prêtre le 5 juin 1841, et nommé officiellement "missionnaire apostolique" le 14 avril 1842, rejoint aussitôt son poste, l'âme débordante de joie.

Le Surinam, territoire équatorial du Nord de l'Amérique latine, est quatre fois plus vaste que la Hollande. À l'époque, il n'est peuplé que de 140000 habitants, dont 20000 résident à Paramaribo, la capitale. Une immense forêt habitée par les bêtes sauvages, couvre presque tout le pays. La population est des plus cosmopolites: indigènes, créoles, africains, chinois, arabes, anglais, allemands, français et néerlandais.

C'est à partir de Paramaribo que, durant les quatorze premières années, s'exercera l'apostolat de Pierre Donders. Dès le 7 octobre 1842, Mgr Grooff l'emmène avec lui à la léproserie gouvernementale de Batavia, au milieu de la forêt de palmiers. Ils y arrivent par bateau le soir du 8. Après avoir béni les lépreux, le vicaire apostolique se rend à l'église de bois, où l'on chante le Notre Père.

PROFONDE ÉMOTION

«Une émotion profonde, a noté le P. Donders, m'étreignait le coeur à la vue de cette assemblée. Certains malades avaient perdu les doigts des pieds, d'autres ceux des mains; d'autres encore avaient les jambes terriblement enflées. Quelques-uns, atteints à la langue, ne pouvaient plus parler; tous pouvaient à peine marcher». Et il conclut: «Leur maladie n'est pas une disgrâce. Comme Dieu est bon avec eux, et combien paternelle est sa Providence! Car pour la majeure partie d'entre eux, la maladie est l'unique moyen de salut». En effet, «très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à Lui» (CEC 1501).

Mgr Grooff et son compagnon restent jusqu'au 20 octobre à la léproserie. Le jeune missionnaire baptise trois enfants et deux vieillards. Il fait aussi communier pour la première fois trois femmes âgées et une fillette de 11 ans, vouée à une mort précoce. Il marie deux malades quasi privés des doigts de la main. Mais surtout les missionnaires réconfortent ces malheureux qui, lors de leur départ, les accompagnent au bateau en pleurant.

Sur le fleuve, Mgr Grooff désigne à son compagnon un autre champ d'action: les plantations de café, de coton et de canne à sucre, où peinent les esclaves. Il existe environ 400 établissements de ce genre, où 40000 Africains sont contraints de travailler sans trêve sous le fouet des gardiens. La mort seule les libérera. Il n'est pas facile de les approcher, car les propriétaires se méfient des missionnaires catholiques, ennemis déclarés de leur immoralité et de leur honteuse spéculation. Pierre Donders doit affronter les terribles gardiens. Mais, si on le repousse, il s'éloigne avec le sourire et en prodiguant des souhaits de prospérité. Puis, dès que possible, après avoir longuement prié, il revient une fois, deux fois et davantage, cherchant à amadouer ces êtres au coeur dur. Ainsi parvient-il à se concilier un gardien qui le laisse agir. De la même manière, il se fait admettre dans trois, puis cinq, puis trente-deux de ces bagnes où il donne aux esclaves l'instruction religieuse. Le nombre des baptisés passe de 1145 en 1851 à 3000 en 1866. La prière, l'inlassable patience et la simplicité du missionnaire ont provoqué ce bond en avant.

Malgré ces courses apostoliques dans l'arrière pays, le P. Donders est retenu une bonne partie de l'année à Paramaribo, où il s'occupe des quelque 2000 catholiques de la capitale. Par sa charité, il est devenu le père de tous; il distribue aux pauvres tout ce qu'il a. Quand il n'a plus rien, il use de stratagèmes auprès de son évêque pour lui faire ouvrir sa bourse: «Mais, mon cher, lui dit un jour celui-ci, vous ne faites que donner, donner! Comment ferez-vous quand je serai mort? - Oh! Dieu ne meurt jamais», lui réplique-t-il.

Un jour, il ne lui reste plus que sa montre pour secourir une famille dans le besoin. Il va donc trouver un brocanteur et la lui vend. Ému, le brocanteur veut lui rendre l'objet; mais le P. Donders n'est pas à la maison et c'est à l'évêque qu'il la remet. À l'heure du repas celui-ci annonce à ses commensaux: «Mes amis, on m'a fait cadeau d'une montre. Tirons-là au sort et voyons qui sera l'heureux gagnant». Évidemment elle revient au P. Donders, qui remercie d'un sourire.

En 1843, lors d'une épidémie de choléra, le P. Donders se dévoue au-delà de ses forces, mais il n'est pas atteint. Sept ans plus tard, c'est la fièvre jaune, pire que le choléra. Cette fois le P. Donders est terrassé par la maladie et passe quatre semaines entre la vie et la mort, avant de se rétablir.

«Qui d'entre vous voudrait aller de bon coeur à Batavia, où le gouvernement fait parquer les lépreux? demande un jour l'évêque à ses missionnaires. - Moi, Monseigneur», répond aussitôt le P. Donders.

VINGT-HUIT ANS PARMI LES LÉPREUX

Il part. Il y restera 28 années: c'est un poste où personne avant lui n'a pu tenir plus de deux ans. «Ce prêtre a fait pour les lépreux, ce que nul autre au monde n'aurait pu faire», témoignera un soldat en garnison au Surinam. «Un jour que je lui demandais de me permettre de jeter un coup d'oeil dans les baraques - Oh! non, jeune homme, répondit le Père, vous ne pourriez supporter une telle horreur!» Pour leur salut éternel, le P. Donders surmonta quotidiennement et pendant plus d'un tiers de son existence ce spectacle insoutenable.

De temps à autre, des bateaux débarquent à la léproserie de nouveaux lépreux qui hurlent de désespoir à la vue de ce lieu d'où ils ne pourront jamais sortir. Mais soudain, ils s'apaisent en voyant apparaître le visage blafard et décharné du P. Donders. Beaucoup de bonté dans ses yeux; sur ses lèvres, le sourire; dans sa bouche, des encouragements. Il conduit les arrivants à leurs cabanes, et apporte gâteaux et rafraîchissements. Il les invite à se réjouir, car, leur dit-il, «désormais nous sommes amis», ce qu'il leur montre bien.

Ses lépreux, il les instruit de la religion, les aide à prier, les soigne, faisant manger ceux qui n'ont plus de mains. Il refuse pourtant d'assister aux opérations chirurgicales, car il ne parvient pas à supporter la vue du sang. On comprend mieux dès lors l'héroïsme dont il fait preuve pour surmonter durant tant d'années une sensibilité mise chaque jour à rude épreuve.

En 1873, le gouverneur de la colonie veut soustraire au danger de la contagion les enfants des lépreux. Quand, par la force, on cherche à les arracher à leurs parents, c'est une révolution dans la léproserie. Le Père demande alors aux soldats de se retirer, puis il s'adresse à la foule: «Si vous aimez vos enfants, ne les laissez pas mourir de la lèpre!» Alors, les mères se séparent de leurs bambins. Seul un chinois s'enfuit avec son enfant, décidé à le tuer plutôt que de s'en dessaisir. Le P. Donders le rattrape et le convainc.

En 1867, à 57 ans, après six mois de noviciat, il a fait profession dans la Congrégation des Rédemptoristes: ce sont des événements imprévus qui l'y ont conduit, mais il ne cache pas sa joie d'être admis à la vie religieuse. Outre son apostolat auprès des lépreux, il se consacre alors à la conversion de la tribu des Caribes, hommes sauvages et cannibales. Il faut d'abord les rejoindre au milieu des forêts ou des marécages, puis les approcher avec douceur. Ils écoutent sans difficulté parler du ciel, de l'enfer, du salut éternel et de Jésus Rédempteur. Mais lorsque le missionnaire expose la morale chrétienne, ils deviennent sourds, habitués qu'ils sont à la polygamie et aux vices. Ennemis irréductibles, les sorciers déclarent aux indiens: «Si vous laissez baptiser vos enfants, ils périront». Aussi les indigènes cachent-ils leur progéniture lorsqu'apparaît un missionnaire. Pourtant le P. Donders arrive à convertir plusieurs sorciers dont l'exemple est bientôt suivi, si bien qu'un témoin pourra dire: «Dans cette région, presque tous les indiens ont embrassé la foi».

RESSEMBLANCE PARFAITE

Pour parfaire la ressemblance du P. Donders avec Jésus, rejeté et méprisé par ceux qu'il venait sauver, la Providence permet que le missionnaire soit éloigné, en janvier 1883, de son champ d'apostolat. Des lépreux, conduits par un certain Joseph auquel le P. Donders a reproché sa conduite scandaleuse, viennent trouver l'évêque. Ils sollicitent l'éloignement du missionnaire, sous prétexte qu'il est trop vieux. L'évêque accepte. Mais en novembre 1885, le P. Donders, pour répondre à des besoins urgents, est renvoyé à Batavia. Il y finira sa vie au milieux des lépreux qui l'accueillent à genoux.

En décembre 1886, il est atteint d'une grave néphrite. Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1887, il réclame les derniers sacrements qui lui sont donnés par un Père Rédemptoriste lépreux. Le 12 janvier, le malade déclare au médecin: «Encore un peu de patience! Vendredi, vers les trois heures de l'après-midi, je mourrai!» C'est une prophétie: il expire le vendredi 14 janvier à trois heures et demie du soir. Tous les lépreux le pleurèrent, même ceux qui, quelques années auparavant, avaient voulu l'éloigner de Batavia.

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime (Jn 15, 13). Comme le Rédempteur, le P. Donders a donné sa vie pour ses frères. Puissions-nous, à sa suite, lire dans la Passion du Christ la manifestation la plus éclatante de l'Amour de Dieu pour nous: «Ô insondable amour de charité, pour racheter l'esclave, tu livres le Fils» (Liturgie de la Vigile pascale). Demandons à l'Esprit d'Amour de descendre du Coeur de Jésus crucifié jusque dans l'intime de nos coeurs. Alors nous comprendrons ces paroles de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus: «Vivre d'amour ce n'est pas, sur la terre, fixer sa tente au sommet du Thabor, avec Jésus c'est gravir le Calvaire, c'est regarder la Croix comme un trésor». Saint Benoît exhorte ses moines dans le même sens, au Prologue de sa Règle: «Participons par la patience aux souffrances du Christ, pour mériter d'avoir part à son royaume».

C'est la grâce que nous sollicitons, par la Sainte Vierge Marie et saint Joseph, pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Nous prions pour tous vos défunts.

Dom Antoine Marie osb, abb

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