16 octobre 1996

Bienheureuse Marie de la Providence (Eugénie Smet)

Bien chers Amis de l’abbaye Saint-Joseph,

Nous sommes au 31 décembre 1640, dans le presbytère d’un petit hameau de la montagne du Vivarais, appelé La Louvesc. Saint Jean-François Régis, prêtre de la Compagnie de Jésus, est couché dans le lit du curé, épuisé de fatigue et de maladie. Un Frère jésuite veille près de lui. Vers minuit, le saint, qui a conservé toute sa conscience, dit à son compagnon qu’il se sent très mal; et peu après: «Ah! mon frère, je vois Notre-Seigneur et Notre-Dame, qui m’ouvrent le Paradis». Alors il répète les paroles de Jésus sur la Croix: Mon Père, je remets mon âme entre vos mains, et son âme s’envole au Ciel.

Cette mort édifiante est une cause de joie, car il est certain, aux yeux de la foi, que chaque homme reçoit sa rétribution dans son âme immortelle aussitôt après ce passage à l’éternité. Mais pour ceux qui n’ont pas la foi, la mort est une énigme. Et cependant nul homme ne peut écarter la question cruciale: que se passe-t-il après la mort?

Pour les matérialistes, la mort nous réduit au néant. Cette opinion est démentie par la raison. En effet, l’homme peut penser, vouloir, aimer, il peut concevoir des idées, faire des raisonnements, il possède la liberté; tous ces éléments manifestent en lui l’existence d’un principe spirituel, l’âme. L’immortalité de l’âme humaine se déduit à partir de son caractère spirituel et de son désir du bonheur parfait. Le sentiment général du genre humain témoigne également de cette vérité. C’est pourquoi le révolutionnaire Robespierre lui-même a pu faire écrire: «Le peuple français croit en l’immortalité de l’âme». De son côté, Voltaire, bien qu’ennemi acharné du christianisme, n’a pas hésité à dire du matérialisme qu’il est «la plus énorme des absurdités, la plus révoltante folie qui soit jamais tombée dans l’esprit humain».

UN CYCLE QU’ON NE RECOMMENCE PAS

Mais il existe d’autres fausses réponses à la question posée. L’une d’elles se répand aujourd’hui: la théorie de la réincarnation. Pour les tenants de cette doctrine, après la mort l’âme humaine assume un autre corps et, ainsi, s’incarne à nouveau. Cet enseignement se retrouve chez plusieurs peuples. En Inde (hindouisme et bouddhisme), c’est un dogme qui domine toute la religion et l’ensemble de la pensée. Ce cycle des renaissances est quelque chose de redoutable car il est lié au thème de la faute et de l’expiation: c’est une punition et une malédiction. À l’opposé, dans nos sociétés occidentales, la réincarnation est proposée de manière positive: elle permettrait de réaliser toutes les aspirations de l’homme, qui ne peuvent être satisfaites en une seule existence. Elle serait aussi le moyen de racheter ses fautes et les erreurs commises pendant la vie.

Cette conception, née du paganisme, contredit l’Écriture Sainte et la Tradition de l’Église. Elle s’oppose spécialement en trois points à la foi chrétienne:

– D’abord, son erreur principale consiste dans le refus de la Rédemption de l’homme par Jésus, le Sauveur, car elle est fondamentalement une théorie de l’auto-rédemption ou de l’auto-réalisation. Au premier abord, elle apparaît très indulgente envers les faiblesses humaines, mais elle est en réalité d’une dureté inhumaine. En effet, elle laisse retomber sur l’homme tout le poids d’une libération qu’en fait, il ne peut recevoir que de Dieu. L’homme doit réussir tout seul sa propre vie. Qui peut dire s’il obtiendra un meilleur résultat la prochaine fois? Le christianisme, au contraire, affirme avec force: seul Dieu est l’unique perfection de l’homme. En Jésus-Christ, nous trouvons la Rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce (Ep 1, 7). La communion avec Dieu et la vie en Dieu ne peuvent jamais être à proprement parler l’oeuvre de l’homme, mais seulement un don gratuit de Dieu, proposé à tout homme. Notre salut éternel ne dépend pas de la longueur de nos années mais uniquement de l’accueil que nous réservons à l’amour du Christ.

– D’autre part, les tenants de la réincarnation ne peuvent admettre l’enseignement suivant de l’Église sur le jugement particulier: «La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ […]. Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification (Purgatoire), soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du Ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours» (Catéchisme de l’Église Catholique, 1021, 1022).

– Enfin, la théorie de la réincarnation ne peut être conciliée avec la résurrection des corps, à la fin du monde, pour le jugement universel. L’Église «croit et confesse fermement qu’au jour du Jugement général, tous les hommes comparaîtront avec leur propre corps devant le tribunal du Christ pour rendre compte de leurs propres actes» (CEC, 1059). Ce jugement universel à la fin du monde ne remettra pas en cause le verdict irréversible porté lors du jugement particulier à l’instant de la mort, mais il aura pour but de rétablir la justice sociale: nos bonnes ou mauvaises actions ont une répercussion d’édification ou de scandale sur notre prochain. Parfois cette influence dure même après la mort par les oeuvres laissées ici-bas. À la fin des temps, la vertu sera exaltée et le mal condamné devant tous les hommes. Justice sera faite aussi aux corps ressuscités selon la participation qu’ils auront eue au bien ou au mal. Enfin, la Sagesse de la divine Providence dans la conduite de l’histoire des hommes apparaîtra clairement.

UNE SUPRÊME MISÉRICORDE

Seule l’Église, fidèle dépositaire de l’enseignement de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, nous apporte la pleine lumière sur la mort et les réalités de l’au-delà. À la suite de toute la Tradition, le Concile Vatican II affirme que «le cours de notre vie terrestre est unique» (Lumen Gentium, 48). Le moment de la mort est donc décisif.

Celui qui meurt dans l’amitié divine, entièrement purifié de ses péchés, entre immédiatement dans la gloire du ciel. Le ciel est l’état de bonheur suprême et définitif et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme. Là, les bienheureux vivent pour toujours avec le Christ; ils sont semblables à Dieu parce qu’ils le voient face à face.

À l’opposé, si quelqu’un meurt en état de péché grave, dans le refus de l’Amour de Dieu, il descend immédiatement dans l’enfer éternel (cf. CEC, 1035). La mort le fixe dans l’état intérieur de rébellion contre Dieu. Voici ce que disait sainte Catherine de Gênes: «Les âmes qui sont en enfer, pour être sorties de ce monde avec cette mauvaise volonté, sont toujours en état de péché. Et ce péché ne leur est jamais remis, et ne le peut être, parce qu’elles ne sont plus en état de changer leur volonté. Le moment de la mort la fixe et l’arrête pour jamais» (Le Traité du Purgatoire, ch. 4).

Enfin, certains meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés. «Bien qu’assurés de leur salut éternel, ils souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel… Cette purification finale des élus est tout à fait distincte du châtiment des damnés» (CEC, 1030-1031).

Rien de souillé ne peut être introduit en présence du Seigneur. Toute tache est un empêchement à la rencontre intime avec Dieu dont la sainteté requiert une pureté parfaite chez ceux qui entrent au ciel. Ce principe doit être compris non seulement quant aux péchés graves («mortels»), qui rompent et détruisent l’amitié avec Dieu, mais également à propos des taches qui obscurcissent cette amitié. À celles-ci appartiennent les péchés véniels, et les séquelles des péchés graves, qui peuvent demeurer chez l’homme en état de grâce après la rémission de la faute obtenue par le sacrement de Pénitence ou par la contrition parfaite jointe au désir du sacrement. Saint Césaire d’Arles dit que les péchés véniels, «sans pouvoir tuer l’âme, la rendent cependant difforme, de telle sorte qu’elle puisse à peine, ou avec une grande confusion, venir au baiser du céleste Époux» (Sermon 104, 3). Heureusement, la miséricorde de Dieu nous offre la consolante possibilité d’une entière purification après la mort.

Une petite fille va nous aider à mieux connaître le mystère du Purgatoire.

ÊTRE LA PROVIDENCE DU BON DIEU

Un jour, poursuivant des papillons avec ses compagnes, Eugénie, dans l’exubérance de ses sept ans, arrête tout à coup sa course rapide: «Savez-vous à quoi je pense?» dit-elle à ses amies; et, sans attendre de réponse, elle continue gravement: «Dites-moi, si l’une d’entre nous était dans une prison de feu et qu’il nous soit possible par un simple mot de l’en délivrer, comme nous prononcerions vite ce mot, n’est-ce pas?… Voilà pourtant ce qui arrive dans le Purgatoire: les âmes y sont comme dans une prison de feu. Le bon Dieu n’attend de nous qu’une prière pour les en délivrer, et cette prière, nous ne la disons pas». Ces mots à peine prononcés, la petite reprend sa course avec ardeur, quelque beau papillon l’ayant rappelée des profondeurs invisibles où une grâce surprenante l’avait plongée un instant. Mais qui est cette jeune fille?

Eugénie Marie-Joseph Smet est née le 25 mars 1825, à Lille en France, dans une famille aux traditions chrétiennes solides. Très tôt l’action de la grâce se fait sentir dans son âme, et deux choses la fascinent surtout: le Purgatoire et la Divine Providence. «Mon Dieu, prie-t-elle à l’âge de 12 ans, vous êtes ma Providence: ah! si je pouvais un jour être la vôtre!» Alors qu’elle cherchait le moyen d’«être la providence de Celui qui la comblait de biens», elle se fit cette réponse: «Ah! voici comment je serai la providence du bon Dieu: Il aime tant les âmes du Purgatoire et il ne peut les délivrer à cause de sa justice! eh bien! moi, je lui donnerai ces âmes qu’Il aime et je demanderai à tout le monde de Lui en donner par des prières et par de petits sacrifices».

Les âmes du Purgatoire endurent en effet des souffrances très grandes, pour leur entière purification. La nature des peines du Purgatoire n’a pas été précisée par le magistère de l’Église. Sainte Catherine de Gênes affirme que le retardement de la vision de Dieu face à face est très douloureux pour l’âme. En effet, celle-ci, séparée de son corps, voit clairement que Dieu est son unique fin ultime; aussi désire-t-elle avec véhémence s’unir au Souverain Bien qu’elle aime très ardemment.

Il y a également au Purgatoire quelque peine sensible. L’attache désordonnée aux créatures, qui se trouve dans tout péché actuel, même véniel, y est compensée par une souffrance sensible de la part de créatures. L’Église latine, à la suite de nombreux Pères et Docteurs de l’Église, enseigne que l’un des instruments de cette peine du sens est un feu réel. «La tradition de l’Église, faisant référence à certains textes de l’Écriture, parle d’un feu purificateur» (CEC, 1031). L’intensité des peines du Purgatoire reste cependant proportionnée à la nature et à la gravité des fautes à expier.

SOLIDARITÉ SURNATURELLE

Bien que décidée à secourir les âmes du Purgatoire, Eugénie ne sait pas encore à quel genre de vie Dieu l’appelle. Le jour de la Toussaint 1853, pendant la Sainte Messe, l’inspiration d’établir une association de prières et de bonnes oeuvres pour les âmes des défunts lui est donnée. Le lendemain, jour de la Commémoraison des fidèles trépassés, cette pensée lui vient: «Il y a des communautés qui répondent à tous les besoins de l’Église militante, mais il n’y en a aucune qui soit entièrement consacrée à l’Église souffrante par la pratique des oeuvres de zèle et de charité». Ce sera là l’idée maîtresse de l’Association, et de l’Institut religieux qui en sortira. Eugénie, qui deviendra Mère Marie de la Providence, avait toujours eu l’intuition que les oeuvres de miséricorde, surtout celles qui sont faites en faveur des pauvres de ce monde, sont le moyen le plus efficace pour secourir les pauvres de l’au-delà. En se faisant les servantes des pauvres, des malades, des prisonniers, des vieillards, en un mot de tous les nécessiteux, les Auxiliatrices des âmes du Purgatoire réaliseront l’idéal de leur fondatrice: «Prier, souffrir et agir pour les âmes du Purgatoire».

La Sainte Écriture nous enseigne en effet, que l’on peut soulager les âmes du Purgatoire. Commentant l’offrande faite par Judas Maccabée d’un sacrifice pour les morts, elle affirme: Elle est donc sainte et salutaire la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés (2 M 12, 46 – Vulgate). L’Église a toujours honoré la mémoire des défunts, et offert en leur faveur des prières, des bonnes oeuvres et surtout le Saint Sacrifice de la Messe. La liturgie du 2 novembre a été spécialement instituée à cette fin, grâce à une initiative de saint Odilon, Abbé de Cluny (998). À chaque Messe, la prière du Canon comporte une intercession en faveur des fidèles défunts. Cette solidarité surnaturelle est un aspect de la communion des saints très agréable à Dieu, comme Notre-Seigneur le révéla un jour à la Vénérable Marie Lataste: «Tu ne saurais rien faire de plus agréable à Dieu que de venir au secours des âmes du Purgatoire». En retour, les âmes que nous aurons secourues par nos prières, nos aumônes, nos sacrifices, les Messes dites à leur intention, et à qui nous aurons ainsi témoigné notre affection d’une manière efficace, ne manqueront pas de nous secourir à leur tour.

Cet usage, si salutaire pour les défunts, l’est également pour nous. Il réveille notre foi et notre espérance, et devient ainsi un puissant aiguillon de sanctification et de pénitence. Nous pouvons en effet nous purifier déjà sur la terre des fautes légères, dues à notre fragilité humaine. «Il a ici-bas un grand et salutaire purgatoire, l’homme patient qui, en butte aux outrages, s’afflige plus de la malice d’autrui que de sa propre injure; qui prie sincèrement pour ceux qui le contristent, et leur pardonne du fond du coeur; qui, s’il a peiné les autres, est toujours prêt à demander pardon; qui incline à la compassion plus qu’à la colère; qui se fait violence à lui-même et s’efforce d’assujettir entièrement la chair à l’esprit» (Imitation de Jésus-Christ, l. 1, ch. 24).

UN IDÉAL ATTEINT

La fondation d’un ordre religieux passe toujours par le creuset de l’épreuve. Mille angoisses vont assaillir le coeur de la Mère Marie de la Providence: désolations intérieures profondes, dénuement matériel complet. Mais la Providence ne lui manque jamais. Un jour, alors que son âme est éprouvée par de profondes amertumes, elle confie ses perplexités au saint curé d’Ars. Celui-ci lui fait répondre: «M. le Curé sourit au récit de toutes vos épreuves, et il me charge de vous dire que ces croix sont des fleurs qui bientôt donneront leurs fruits… Si Dieu est pour vous, qui sera contre vous?» Dans une autre lettre, il conclut ainsi: «Une maison qui s’élève sur la croix ne craindra plus l’orage ni la pluie: c’est le sceau divin».

Pendant que son Institut étend ses ramifications en France et à l’étranger, Mère Marie de la Providence gravit son calvaire, rongée par un mal qui ne lui laisse aucun répit. Accablée par la souffrance, elle garde extérieurement sa tranquille assurance, sa ferveur et sa gaieté communicatives. Personne mieux qu’elle ne sait consoler toutes les peines, répandre la confiance et la paix. «Toute ma force, répète-t-elle souvent, est dans la vue de mon crucifix». Son ardente charité la consume entièrement pour Dieu et les âmes. Elle réalise ce que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus écrira quelques années plus tard dans une de ses poésies:

«Afin de pouvoir contempler ta gloire – Il faut, je le sais, passer par le feu – Et moi, je choisis, pour mon Purgatoire – Ton amour brûlant, ô Coeur de mon Dieu» (Poésie n. 23).

Au Purgatoire également, règne l’amour de Dieu. Sans lui, la souffrance serait impuissante à produire l’oeuvre merveilleuse de la purification. Les âmes y jouissent d’une paix profonde et inaltérable, car elles acceptent pleinement la volonté de Dieu sur elles. Malgré leurs grandes souffrances, elles sont heureuses par leur amour de Dieu, l’assurance d’être aimées de Lui, de Notre-Dame et des Saints, la ferme espérance du ciel et la certitude de leur salut.

SÉCURITÉ INVINCIBLE

En 1870, au plus fort de la guerre franco-allemande, les pensées de la Mère l’emportent davantage encore au Purgatoire: «Mon Dieu, s’écrie-t-elle, que d’âmes paraissent devant vous! Mon Jésus, miséricorde! Je ne puis plus penser à autre chose qu’aux âmes qui entrent dans leur éternité. Ceci au moins est une vérité! et quelle vérité!» Le 7 février 1871, la sainte fondatrice rend doucement son âme à Dieu. Elle avait vécu sur la croix, la croix lui ouvrait le Paradis. «Attachons-nous à la croix, avait-elle dit peu de temps auparavant: elle est notre unique espérance… La vie est si courte…! et l’éternité ne finira jamais. Soyons déjà de l’éternité».

Au lendemain de la cérémonie de béatification, le 26 mai 1957, le Pape Pie XII résumait dans une allocution l’essentiel du message laissé par soeur Marie de la Providence: «Quiconque poursuit ainsi le dépouillement de tout intérêt personnel et de tout égoïsme, et se consacre sans réserve à l’oeuvre rédemptrice universelle, connaîtra, comme Marie de la Providence, la souffrance et l’épreuve, mais aussi l’invincible sécurité de qui s’est établi sur la force de Dieu même et attend avec une humble confiance l’heure du triomphe sans fin: In te Domine speravi, non confundar in aeternum; c’est en vous, Seigneur, que je cherche mon refuge; que mon espoir ne soit jamais déçu (Ps 70, 1)».

Telle est la grâce que nous vous souhaitons, à vous ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers. Nous prierons spécialement pour vos défunts pendant le mois de novembre, consacré à l’intercession en faveur des âmes du Purgatoire.

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