17 septembre 1996
Sainte Hildegarde, moniale bénédictine


Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,

«Je me promenais dans un chemin creux et ombragé de ma campagne, raconte un prêtre contemporain, quand je rencontrai, derrière un fourré, une vieille femme qui gardait ses brebis, pliée en deux sur son bâton:
- Bonjour, Catinelle.
- Bonjour, monsieur le curé et la compagnie.
- Comment, grand-mère? Je suis tout seul, où voyez-vous la compagnie?

Elle se redresse, et je vois son visage creusé de rides et ses yeux clairs encore beaux. Elle me dit gravement:
- Et l'ange gardien, qu'en faites-vous?
- Mère, pardon. J'allais oublier l'ange gardien; je vous remercie de me l'avoir rappelé».

CINQ FOIS PAR JOUR

Monseigneur Roncalli, le futur Pape Jean XXIII, écrivait à l'une de ses nièces, religieuse, nommée soeur Angèle: «Ton nom de religion doit t'encourager à entretenir des relations familières avec ton ange gardien, et aussi avec tous les anges gardiens des personnes que tu connais et que tu aimes dans la sainte Église et dans ta Congrégation. Quelle consolation que de sentir tout près de nous ce gardien céleste, ce guide de nos pas, ce témoin de nos actions les plus intimes. Moi-même, je récite la prière "Ange de Dieu, qui êtes mon gardien" au moins cinq fois par jour, et souvent je m'entretiens spirituellement avec lui, toujours dans le calme et dans la paix» (3 octobre 1948).

L'homme d'aujourd'hui, habitué aux disciplines scientifiques, répugne à admettre l'existence de ce qui ne tombe pas sous les sens et échappe à l'expérimentation. Et cependant le Credo que nous récitons à la Messe affirme que Dieu est le Créateur du ciel et de la terre, des choses visibles et invisibles. La profession de foi du quatrième Concile du Latran (1215) enseigne que Dieu a, «dès le commencement du temps, créé de rien l'une et l'autre créature, la spirituelle et la corporelle, c'est-à-dire les anges et le monde terrestre; puis la créature humaine qui tient des deux, composée qu'elle est d'esprit et de corps». Tel est l'enseignement constant de l'Église.

L'existence des êtres spirituels, non corporels, que l'Écriture Sainte nomme habituellement anges est une vérité de foi, c'est-à-dire une vérité révélée par Dieu. La foi aux vérités que Dieu a bien voulu nous révéler est plus certaine que toute connaissance humaine, car elle se fonde sur le témoignage même de Dieu, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper. L'Écriture, Parole de Dieu (gardée, transmise et expliquée par l'Église), affirme clairement l'existence des anges. Ils sont là dès la création (cf. Jb 38, 7, où les anges sont appelés "fils de Dieu") et tout au long de l'histoire du salut: ils ferment le paradis terrestre, protègent Lot, sauvent Agar et son enfant, arrêtent la main d'Abraham; la loi est communiquée par leur ministère, ils conduisent le peuple de Dieu, ils annoncent naissances et vocations, ils assistent les prophètes, pour ne citer que quelques exemples. Surtout, c'est l'ange Gabriel qui annonce la naissance du Précurseur (saint Jean-Baptiste) et celle de Jésus lui-même (cf. Catéchisme de l'Église Catholique, 332).

Le Christ est le Roi des anges. Ils ont été créés par lui et pour lui (Col 1, 16). De l'Incarnation à l'Ascension, sa vie est entourée de l'adoration et du service des anges. Ils chantent à sa naissance, et annoncent aux bergers la Bonne Nouvelle de l'Incarnation. Ils protègent l'enfance du Christ, le servent au désert, le réconfortent dans l'Agonie. Ils font connaître aux saintes femmes sa Résurrection. Ils seront là à son retour, au service de son jugement (cf. CEC, 333).

La vie de toute l'Église et de chaque homme bénéficie de l'aide puissante des anges. De l'enfance au trépas, la vie humaine est entourée de leur garde et de leur intercession. «Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie» (Saint Basile, PG 29, 656B).

UN TRÈS BEAU SECRET

«Notre foi nous enseigne, disait le Pape Jean XXIII, qu'aucun de nous n'est seul. Dès que l'âme est créée par Dieu pour un nouvel être humain, spécialement lorsque la grâce des sacrements l'enveloppe de son ineffable lumière, un ange faisant partie des saintes phalanges des esprits célestes est appelé pour rester à ses côtés pendant tout son pèlerinage terrestre... Au cours d'une conversation que j'eus avec l'insigne Pontife Pie XI, je l'entendis exposer un très beau secret, confirmant que la protection de l'ange gardien donne toujours de la joie, qu'elle arrange toutes les difficultés, qu'elle réduit les obstacles. Lorsqu'il m'arrive, me confiait Pie XI, de devoir parler avec quelqu'un que je sais réfractaire au raisonnement et auprès de qui il est nécessaire de faire appel à une certaine forme de persuasion, je recommande alors à mon ange gardien de mettre au courant de tout l'ange gardien de la personne que je dois rencontrer. De la sorte, l'entente une fois réalisée entre les deux esprits supérieurs, le colloque se déroule dans les meilleures conditions et se trouve facilité» (9 septembre 1962).

Le Padre Pio avait coutume de dire à ses amis: «Lorsque vous avez besoin de ma prière, adressez-vous à mon ange gardien, par l'intermédiaire du vôtre». En effet, les anges gardiens sont des messagers sûrs et rapides. Une anecdote illustrera cette vérité: un car de pèlerins, en route vers San Giovanni Rotondo, lieu de résidence du Padre Pio, affronte de nuit, dans les Apennins, un orage effroyable. D'abord pris de panique au milieu des éclairs, les passagers se souviennent du conseil du Père, et ils invoquent son ange. Grâce à son secours, ils sortent indemnes de l'épreuve. Le lendemain, avant même qu'ils aient le loisir de lui raconter les péripéties de leur voyage, le religieux les aborde en souriant: «Eh bien, mes enfants, cette nuit vous m'avez réveillé et obligé de prier pour vous...». L'ange gardien avait exécuté fidèlement sa mission.

Le rôle des anges gardiens n'est pas seulement de détourner de nous les maux physiques. Ils nous portent à la pratique de toutes les vertus, sur le chemin qui conduit à la perfection. Ils sont tout occupés à procurer notre salut éternel et à nous faire vivre dans l'amitié de Dieu. Dans cette oeuvre, leur amour pour nous est pur, fort et constant. Fidèles à leur mission, ils ne se relâchent pas et ne nous abandonnent pas, même si nous avons le grand malheur de nous détourner de Dieu par le péché grave. Aussi, comme le recommande saint Bernard: «Ayons une dévotion et une reconnaissance particulières envers de pareils gardiens: ne manquons pas de les aimer, de les honorer, autant que nous le pouvons, autant que nous le devons... Toutes les fois que nous nous sentons pressés par quelque violente tentation, et menacés par quelque grande épreuve, invoquons l'Ange qui nous garde, qui nous conduit, qui nous assiste dans nos besoins et dans nos peines... Enfin, prenons l'habitude de nous entretenir avec nos bons Anges dans une familiarité particulière. Pensons à eux; adressons-nous à eux, par des prières ferventes et continuelles, puisqu'ils sont toujours près de nous pour nous défendre et nous consoler» (Sermon 12 sur le Psaume 90 [91], n. 7, 9 et 10).

REFUS RADICAL

Si la Révélation divine nous donne la consolation d'être entourés d'anges puissants qui nous protègent, elle nous montre également d'autres esprits, qui sont nos ennemis, et qui s'emploient par tous les moyens à nous détourner de Dieu.

Ces esprits mauvais, qu'on appelle démons ou diables, dont le chef est Satan ou Lucifer, sont des anges que Dieu avait créés bons comme les autres: «Le diable et les autres démons ont été créés par Dieu naturellement bons, mais ils se sont par eux-mêmes rendus mauvais», enseigne le quatrième Concile du Latran. L'Écriture parle en effet d'un péché de ces anges (cf. 2 P 2, 4). Ce péché consiste dans le choix libre de ces esprits créés, qui ont radicalement et irrévocablement refusé Dieu et son règne. Par là, ils ont encouru la damnation éternelle. C'est le caractère irrévocable du choix des anges, et non un défaut de la miséricorde divine, qui fait que leur péché ne peut être pardonné. «Il n'y a pas de repentir pour eux après la chute, comme il n'y a pas de repentir pour les hommes après la mort», dit saint Jean Damascène (De la foi orthodoxe 2, 4).

Depuis le début de l'humanité, les démons s'efforcent d'inspirer aux hommes leur propre esprit de révolte contre Dieu, pour les faire tomber en enfer. On trouve un écho de leur rébellion dans les paroles du tentateur à nos premiers parents: Vous deviendrez comme des dieux (Gn 3, 5). Ainsi, Satan porte-t-il l'homme à transgresser les commandements divins. Il cherche à faire naître la révolte chez celui qui souffre (cf. Jb 1, 11; 2, 5-7); il est à l'origine de la mort, qui est entrée dans le monde en même temps que le péché (cf. Sg 2, 24). Ennemi de Dieu et de la vérité, il s'acharne tout spécialement à empêcher la prédication de la vérité évangélique. Selon Origène, Lucifer est figuré dans l'Ancien Testament par le Pharaon d'Égypte qui, en accablant les Hébreux de travaux et en leur interdisant d'offrir le sacrifice à Dieu, veut empêcher les âmes de lever les yeux vers le ciel, les absorbant dans le désir et le souci des choses terrestres. Car il veut surtout que personne ne cherche le Créateur, que personne ne se souvienne du ciel, sa vraie patrie (cf. Homélie 2 sur l'Exode).

LE PÈRE DU MENSONGE

Parmi les noms que le Seigneur donne au démon, dans l'Évangile, celui qui le caractérise peut-être le plus est celui de père du mensonge (Jn 8, 44). Il est en effet le trompeur par excellence. Il propose aux hommes un bonheur illusoire et passager (richesses; honneurs; luxure, sous diverses formes: masturbation, fornication, adultère, union libre, contraception, homosexualité...). Pour mieux tromper, il s'efforce de passer inaperçu, de faire croire qu'il n'existe pas, comme nous le rappelle le Pape Jean-Paul II: «Les paroles impressionnantes de l'Apôtre saint Jean: Le monde entier est sous le pouvoir du mauvais (1 Jn 5, 19), font allusion à la présence de Satan dans l'histoire de l'humanité, une présence qui s'accroît au fur et à mesure que l'homme et l'humanité s'éloignent de Dieu. L'influence de l'esprit mauvais peut "se cacher" d'une manière plus profonde et plus efficace: se faire ignorer correspond à ses "intérêts". L'habileté de Satan dans le monde est d'amener les hommes à nier son existence au nom du rationalisme ou de tout autre système de pensée qui cherche toutes les échappatoires pour ne pas admettre son oeuvre» (3 août 1986). Le Pape Paul VI disait, le 15 novembre 1972: «L'un des plus grands besoins de l'Église aujourd'hui est de se défendre contre ce mal que nous appelons le démon  Il est l'ennemi numéro un, le tentateur par excellence. Nous savons que cet être obscur et troublant existe vraiment et qu'il est toujours à l'oeuvre avec une ruse traîtresse. Il est l'ennemi occulte qui sème l'erreur et le malheur dans l'histoire humaine... Il est le séducteur perfide et rusé qui sait s'insinuer en nous par les sens, l'imagination, la concupiscence, la logique utopique, les contacts sociaux désordonnés, pour introduire dans nos actes des déviations aussi nocives qu'apparemment conformes à nos structures physiques ou psychiques, ou à nos aspirations instinctives et profondes».

Certes, il ne faut pas voir le diable partout; tous les péchés ne sont pas dûs directement à son action: notre nature déchue et le monde ambiant, en tant qu'il est soumis au pouvoir du démon (cf. 1 Jn 5, 19), nous portent suffisamment au mal par eux-mêmes. «Il n'en est pas moins vrai que celui qui ne veille pas avec une certaine rigueur sur lui-même, s'expose à l'influence du mystère d'iniquité dont parle saint Paul et compromet son salut» (Paul VI, ibid.). Mais si Dieu donne quelque pouvoir ici-bas au démon, s'Il lui permet de nous tenter, c'est pour nous donner l'occasion de le vaincre, de gagner des mérites pour le ciel, et parce qu'Il peut tirer le bien du mal.

Le combat contre le diable prend parfois des allures spectaculaires, comme dans la vie de saint Antoine le Grand.

LES COMBATS DU SEIGNEUR

Antoine est un jeune Égyptien du troisième siècle. Ayant entendu, un jour, les conseils de Jésus au jeune homme riche: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel; puis viens, suis-moi (Mt 19, 16-21), il distribue tous ses biens aux pauvres et se livre à une vie d'ascèse, dans la prière continuelle et l'exercice des vertus.

Mais le diable ne l'entend pas ainsi. Il tente d'abord de lui faire abandonner son mode de vie austère, par le souvenir de ses biens, le souci de sa soeur, l'amour de l'argent, le désir de la gloire et des autres agréments de la vie, enfin l'apparente âpreté de la vertu, et les grands labeurs qu'elle demande. Mais, voyant qu'il ne gagne rien, il attaque le jeune homme par des suggestions obscènes. Celui-ci redouble de prières et de jeûnes. L'Ennemi prend alors l'aspect d'une femme afin de le séduire, mais lui, regarde le Christ dans son coeur: il médite tantôt sur la noblesse de la filiation divine par la grâce, tantôt sur la menace du feu qui ne s'éteint pas et le tourment du ver qui ne meurt pas (cf. Mc 9, 47), et surmonte ainsi la tentation.

Le démon ne se tient pas pour vaincu. Avec la permission divine, il harcèle physiquement saint Antoine, produit un vacarme horrible, dont les témoins sont effrayés, et afflige le corps du généreux athlète du Christ de plaies et de douleurs si vives que celui-ci en reste comme mort. D'autres fois, c'est sous l'aspect de bêtes féroces que les mauvais esprits l'attaquent: lions, ours, léopards, taureaux, serpents, scorpions, loups... Fouetté et aiguillonné par eux, Antoine ressent des douleurs de plus en plus violentes. Cela ne l'empêche pas de se moquer de ses assaillants: «Si vous aviez quelque puissance, il suffirait qu'un seul d'entre vous vînt, mais le Seigneur vous a enlevé votre force, alors vous essayez de m'effrayer par votre nombre. C'est un signe de votre faiblesse, que vous imitiez l'aspect des bêtes féroces».

Ces démonstrations spectaculaires du démon ne doivent pas nous impressionner au point de produire en nos âmes des sentiments de terreur, peu compatibles avec la confiance due au Coeur de Jésus. Le diable ne peut absolument rien sans la permission de Dieu, qui ne laissera jamais notre Ennemi nous tenter au-dessus de nos forces. Selon la comparaison de saint Césaire, le démon est semblable à un chien attaché. Il peut aboyer très fort, faire du tapage, mais il ne peut pas mordre, c'est-à-dire nuire à notre âme, sauf si nous consentons volontairement à la tentation (Sermon 121). D'autre part la puissance des anges qui nous gardent l'emporte de beaucoup sur celle des esprits mauvais.

Après les furieux assauts qu'il a subis victorieusement, Antoine est réconforté par une vision de Notre-Seigneur. Le moine lui dit: «Où étais-tu, Seigneur? Pourquoi n'as-tu pas paru dès le commencement pour faire cesser mes douleurs? - J'étais là, Antoine, j'attendais pour te voir combattre. Puisque tu as tenu bon et qu'avec l'aide de ma grâce tu n'as pas été vaincu, je serai toujours ton secours et je te rendrai célèbre partout». Réconforté dans son âme et dans son corps, le saint se relève et reprend sa vie d'ascèse, en attendant de nouvelles épreuves et de nouvelles victoires (cf. Vie de saint Antoine, par saint Athanase).

Les combats soutenus par le Père des moines contre le démon, sous une forme extraordinaire, représentent ceux que nous avons nous-mêmes à mener dans la vie courante, d'une manière moins spectaculaire. Le démon tente parfois en proposant des plaisirs sensuels. D'autres fois, il plonge l'homme dans les ténèbres, il le trouble, l'absorbe dans les affaires basses et terrestres, le porte à la tristesse, à la défiance, à la paresse, au découragement et au désespoir. Ce dernier mode de tentation est habituel à l'égard des âmes qui vont de bien en mieux dans le service de Dieu. Pour vaincre les tentations, il convient de réagir, en donnant plus de temps et d'attention à la prière ou à la méditation, en pratiquant quelques petits sacrifices et en examinant avec soin sa conscience. Loin de nuire, les suggestions diaboliques deviennent alors occasion de mérite et de progrès dans la vertu.

UN ANGE DE LUMIÈRE

Il arrive aussi que le démon se présente à nous d'une manière séduisante, à l'image de ce qui arriva au Père Marie-Eugène (1894-1967). Ce religieux carme, prêchait un jour une retraite dans un Carmel. On l'avertit qu'une moniale désire le rencontrer au parloir. Il s'y rend et se trouve en face d'une religieuse ayant une ressemblance parfaite avec sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Elle se met à faire au Père toutes sortes de compliments, le félicitant de ses sermons, l'assurant qu'il deviendra un grand prédicateur, etc. Plus elle parle, plus il se sent mal à l'aise. Il se décide à lui poser une question: «Ma soeur, qu'est-ce que l'humilité?» A ces mots, la religieuse disparaît comme par enchantement; le Père Marie-Eugène reconnaît alors le démon. Ainsi, parfois, celui-ci se transforme-t-il en ange de lumière et suggère-t-il d'abord à l'âme des pensées bonnes et saintes, mais qui finissent par le trouble, l'inquiétude et l'orgueil. La vigilance sur nos pensées, même bonnes, et l'humilité sont des moyens sûrs pour nous prémunir contre ces ruses infernales. L'ouverture d'âme à une personne spirituelle peut également être d'un grand secours (cf. saint Ignace, Exercices Spirituels, 326).

Dieu garde et gouverne par sa providence tout ce qu'Il a créé. Il prend soin de tout, des moindres choses jusqu'aux plus grands événements du monde et de l'histoire. Son dessein est de nous faire parvenir à la béatitude éternelle, dans son royaume, où nous partagerons sa propre vie dans un bonheur parfait. Pour cela, Il se sert de toutes les créatures. Il entre dans son dessein providentiel de faire concourir à notre bien les attaques des démons et les secours des bons anges. Prions donc la sainte Vierge, qui a écrasé la tête du serpent, saint Joseph, Terreur des démons, saint Michel et les anges gardiens, de nous aider à discerner les tentations diaboliques et à ne suivre que les inspirations célestes. Ainsi guidés par l'Esprit Saint, nous pourrons accomplir, jour après jour, la volonté divine.

C'est la grâce que nous demandons à Dieu, spécialement pendant le mois d'octobre, consacré aux saints anges, pour vous et tous ceux qui vous sont chers. Nous n'oublions pas vos défunts dans nos prières.

Dom Antoine Marie osb, abb

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