16 septembre 1997
Saints Corneille et Cyprien


Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,

«Que demandes-tu à l'Église de Dieu? - La foi». Ce dialogue qui inaugure la liturgie du Baptême d'un adulte, se poursuit par la question du prêtre: «Que te donne la foi? - La vie éternelle», répond le catéchumène. En effet, «la foi nous fait goûter comme à l'avance, la joie et la lumière de la vision béatifique, but de notre cheminement ici-bas. Nous verrons alors Dieu face à face (1 Co 13, 12), tel qu'Il est (1 Jn 3, 2)» (Catéchisme de l'Église Catholique, cec, 163).

De nos jours, la vertu de foi est très souvent méconnue, réduite à un simple sentiment subjectif ou à une vague croyance religieuse, considérée comme une opinion libre et facultative. Il ne s'agirait que d'une conviction personnelle appartenant au domaine privé et qui ne regarderait personne, surtout pas l'Église.

À prendre ou à laisser?

Mais, en réalité, qu'est-ce que la foi? La foi est la vertu théologale par laquelle nous croyons en Dieu et à tout ce qu'Il nous a dit et révélé, et que la Sainte Église nous enseigne, parce qu'Il est la Vérité même. Par sa Révélation, Dieu, qui est invisible, s'adresse aux hommes comme à ses amis et converse avec eux pour les inviter à s'unir à Lui. Par la foi, l'homme soumet complètement son intelligence et sa volonté à Dieu qui se révèle (cf. CEC, 1814, 142-143).

Loin d'être facultative, la foi est nécessaire au salut éternel. Jésus-Christ l'a affirmé nettement: Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé (Mc 16, 16). «Parce que sans la foi il est impossible de plaire à Dieu (He 11, 6) et d'arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle et personne, à moins qu'il n'ait persévéré en elle jusqu'à la fin (Mt 10, 22), n'obtiendra la vie éternelle» (CEC, 161). Refuser la foi, qui est un don de Dieu, c'est refuser le salut, et se perdre pour l'éternité: celui qui ne croira pas sera condamné (Mc 16, 16). La foi ne peut donc pas être une option "à prendre ou à laisser".

Loin d'être accessoire ou sans importance, la foi a un retentissement profond sur toute la vie du chrétien: Le juste vivra de la foi (Rm 1, 17). l'Église fête cette année le centenaire de l'entrée au Ciel de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Celle que saint Pie X a appelée «la plus grande sainte des temps modernes», a montré la puissance de la foi dans une vie toute simple. À peine âgée de quatre ans, elle est interrogée par sa soeur Céline, perplexe devant le mystère de l'Eucharistie: «Comment que cela se fait que le Bon Dieu peut être dans une si petite hostie? demande Céline. - Ce n'est pas étonnant, rétorque Thérèse, puisque le Bon Dieu est tout-puissant. - Qu'est-ce que ça veut dire, tout-puissant? - Mais c'est de faire tout ce qu'il veut!» Admirable logique de la foi d'un enfant. Mais cette foi d'enfant peut-elle être raisonnable? Oui, car il est raisonnable de croire. Croire est un acte authentiquement humain. Il n'est contraire ni à la liberté ni à l'intelligence de l'homme de faire confiance à Dieu et d'adhérer aux vérités par lui révélées. Déjà dans les relations humaines, il n'est pas contraire à notre propre dignité de croire ce que d'autres personnes nous disent sur elles-mêmes et sur leurs intentions, et de faire confiance à leurs promesses. Cependant, en tant qu'adhésion personnelle à Dieu et assentiment à la vérité qu'Il a révélée, la foi chrétienne diffère de la foi en une personne humaine. Il est juste et bon de se confier totalement en Dieu et de croire absolument ce qu'Il dit. Il serait vain et faux de mettre une telle foi en une créature (cf. CEC, 150). «Si nous ne croyons pas Dieu, fait remarquer saint Ambroise, qui croirons-nous?»

Sentiment aveugle?

Les vérités révélées peuvent paraître obscures à la raison et à l'expérience humaines. La foi ne supprime pas le mystère, mais elle permet d'y adhérer avec certitude, dans la confiance en Dieu «qui ne peut ni se tromper ni nous tromper». «La foi est certaine, plus certaine que toute connaissance humaine, parce qu'elle se fonde sur la Parole même de Dieu, qui ne peut pas mentir» (CEC, 157).

Cependant, la foi n'est pas un sentiment aveugle et purement subjectif, qui n'aurait aucun fondement accessible à la raison. Au contraire, «pour que l'hommage de notre foi soit conforme à la raison, Dieu a voulu que les secours intérieurs du Saint-Esprit soient accompagnés des preuves extérieures de la Révélation. C'est ainsi que les miracles du Christ et des saints, les prophéties, la propagation et la sainteté de l'Église, sa fécondité et sa stabilité sont des signes certains de la Révélation, adaptés à l'intelligence de tous, des motifs de crédibilité qui montrent que l'assentiment de la foi n'est nullement un mouvement aveugle de l'esprit» (CEC, 156). À notre époque de scepticisme et de relativisme, où toutes les religions sont présentées comme équivalentes, il importe d'étudier avec soin les «preuves extérieures de la Révélation», et de bien connaître nos «raisons de croire».

«À quoi penses-tu?»

Éclairée par la foi, sainte Thérèse vit familièrement avec le monde invisible: Dieu, les saints, les anges, lui sont aussi proches que son père, sa mère ou ses soeurs. Un jour, alors qu'elle n'a pas encore trois ans, elle s'adresse à sa mère pour lui exprimer le plus fort de son amour: «Oh! Que je voudrais bien que tu mourrais, ma pauvre petite mère! - Voyons Thérèse, à quoi penses-tu? On ne dit pas ces choses là! - C'est pourtant pour que tu ailles au Ciel, puisque tu dis qu'il faut mourir pour y aller!» Le Ciel, pour Thérèse, est une réalité. Ici, à Alençon, il y a son papa, sa maman, ses soeurs. Au Mans, il y a sa tante religieuse. À Lisieux, il y a l'oncle et la tante Guérin. Au Ciel, il y a les quatre petits frères et soeurs décédés en bas âge. Pourquoi Thérèse ne pourrait-elle pas souhaiter le Ciel à ceux qu'elle aime le plus au monde? Tout cela est très simple. Plus tard, à la question: «Comment fais-tu pour penser toujours au Bon Dieu?», Thérèse répondra: «Ce n'est pas difficile  on pense naturellement à quelqu'un qu'on aime!» Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur (Mt 6, 21), disait Jésus.

Un brasier ardent

La grâce de la foi, reçue au Baptême, a trouvé un terrain favorable dans la famille de la sainte. Monsieur et Madame Martin ont conscience de leur rôle de parents chrétiens et, avec l'aide de Dieu, ils placent toutes choses dans la perspective de l'Évangile. «Par la grâce du sacrement de mariage, les parents ont reçu la responsabilité et le privilège d'évangéliser leurs enfants. Ils les initieront dès le premier âge aux mystères de la foi, dont ils sont pour leurs enfants les premiers hérauts. Ils les associeront dès leur plus tendre enfance à la vie de l'Église. Les manières de vivre familiales peuvent nourrir les dispositions affectives qui, durant la vie entière, restent d'authentiques préambules et des soutiens d'une foi vivante  La catéchèse familiale précède, accompagne et enrichit les autres formes d'enseignement de la foi. Les parents ont la mission d'apprendre à leurs enfants à prier et à découvrir leur vocation d'enfants de Dieu» (CEC, 2225-2226).

La foi révèle à sainte Thérèse la paternité de Dieu et son amour miséricordieux. «Toujours le Seigneur a été pour moi compatissant et rempli de douceur  lent à punir et abondant en miséricorde, écrira-t-elle au soir de sa vie  À moi, Il a donné sa Miséricorde infinie, et c'est à travers elle que je contemple les autres perfections divines!  Alors toutes m'apparaissent rayonnantes d'amour, la justice même (et peut-être encore plus que toute autre), me semble revêtue d'amour». Elle a compris que la faiblesse, l'impuissance, le péché même, pourvu qu'on le regrette, loin de faire obstacle à la miséricorde de Dieu, la provoquent et l'attirent: «Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui peuvent se commettre, j'irais, le coeur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l'enfant prodigue qui revient à lui... Je sens que cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent».

Comme en détournant la tête

Par sa foi vive, la sainte découvre la miséricorde de Dieu même à travers la souffrance. Le plan de Dieu lui apparaît clairement: faire servir les conséquences du péché non seulement au salut de l'homme, mais à son perfectionnement, jusqu'à la sainteté. Le secret de la sainteté, Thérèse le trouve dans la souffrance, moyen de sortir de soi pour s'unir à Dieu, autrement dit, moyen d'aimer. Car rien ne plaît plus à Dieu que notre obéissance, manifestée par l'acceptation de la souffrance.Laissée à l'homme après le péché, celle-ci a été sanctifiée par la Passion du Christ. L'épreuve est, aux yeux de sainte Thérèse, le moyen de donner à Dieu «plus de témoignage d'abandon et d'amour»; elle écrit: «Sous le pressoir de la souffrance, je te prouverai mon amour».

Mais, «comment le Bon Dieu qui nous aime peut-Il être heureux quand nous souffrons?» se demande-t-elle. Et son amour lui dicte cette réponse: «Non, jamais notre souffrance ne le rend heureux, mais cette souffrance nous est nécessaire. Alors, Il la permet comme en détournant la tête». Le péché ayant rendu la souffrance nécessaire, Dieu la veut, mais par amour, comme le moyen de ramener l'homme à L'aimer. Remède amer, mais, étant donné l'égoïsme de l'homme, remède nécessaire à la santé et au bonheur de l'âme. «Il en coûte à Dieu de nous abreuver à la source des larmes, écrit-elle encore; mais Il sait que c'est l'unique moyen de nous préparer à Le connaître comme Il se connaît et à devenir des dieux nous-mêmes! »

«Il faudra le faire savoir»

De fait, la souffrance marque chaque étape de la vie de sainte Thérèse. «J'ai beaucoup souffert ici-bas, avouera-t-elle; il faudra le faire savoir » Cet aveu la rend proche de tous ceux qui connaissent l'épreuve. À quatre ans, elle perd sa mère qui décède après un long et douloureux cancer. «À partir de la mort de maman, écrira-t-elle, mon heureux caractère changea complètement, moi si vive, si expansive, je devins timide et douce, sensible à l'excès. Un regard suffisait pour me faire fondre en larmes, il fallait que personne ne s'occupe de moi pour que je sois contente, je ne pouvais pas souffrir la compagnie de personnes étrangères et ne retrouvais ma gaieté que dans l'intimité de la famille».

Elle a huit ans quand sa soeur Pauline, qu'elle a choisie comme «deuxième maman», entre au Carmel de Lisieux. Ce jour là, ses larmes coulent en abondance. «Puisque j'écris l'histoire de mon âme, je dois tout dire, et j'avoue que les souffrances qui avaient précédé son entrée ne furent rien en comparaison de celles qui suivirent». Elle en tombe malade d'une étrange maladie nerveuse. Devant les proportions alarmantes que prend celle-ci, Monsieur Martin pense que «sa petite fille va devenir folle ou bien qu'elle va mourir». Il faudra l'intervention miraculeuse de la Sainte Vierge pour lui rendre la santé. Cette guérison cependant, ne met pas un terme aux peines de sainte Thérèse. Elle écrit, en effet: «Longtemps après ma guérison, j'ai cru que j'avais fait exprès d'être malade et ce fut là un vrai martyre pour mon âme... Le Bon Dieu me laissa ce martyre intime jusqu'à mon entrée au Carmel».

Efficacité extraordinaire

Un an à peine après l'entrée de Thérèse au Carmel, Monsieur Martin, atteint d'une maladie cérébrale, doit être interné à l'hôpital psychiatrique du Bon-Sauveur de Caen. Il va y demeurer trois longues années. «De même que les douleurs de Jésus percèrent d'un glaive le coeur de sa Divine Mère, écrit la sainte, ainsi nos coeurs ressentirent les souffrances de celui que nous chérissions le plus tendrement sur la terre  Je me rappelle qu'au mois de juin 1888, au moment de nos premières épreuves, je disais: "Je sens que je puis encore supporter de plus grandes épreuves". Je ne savais pas qu'un mois après ma prise d'habit, notre père chéri boirait à la plus amère, à la plus humiliante de toutes les coupes  Ah! ce jour-là, je n'ai pas dit pouvoir souffrir davantage!!!» La confiance de sainte Thérèse n'est pas entamée pour autant.Elle porte un regard positif sur cette coupe amère. Dans une vue de foi, elle pourra écrire plus tard: «Un jour au Ciel, nous aimerons à parler de nos glorieuses épreuves  Oui, les trois années du martyre de papa me paraissent les plus aimables, les plus fructueuses de toute notre vie; je ne les donnerais pas pour toutes les extases et les révélations des saints, mon coeur déborde en pensant à ce trésor inestimable». En attendant, son attrait pour les souffrances ne diminue pas. «La sécheresse était mon pain quotidien, privée de toute consolation j'étais cependant la plus heureuse des créatures, puisque tous mes désirs étaient satisfaits». L'un de ces désirs était d'offrir ses épreuves pour le salut des pécheurs: «Je brûlais de les arracher aux flammes éternelles». Or, «la souffrance seule peut enfanter les âmes», écrit-elle. En s'unissant ainsi à la Passion de Jésus, la sainte a su participer à l'oeuvre de la Rédemption, dans le cadre de sa vie contemplative. «Les cloîtrés s'offrent avec Jésus pour le salut du monde... Comme expression du pur amour qui vaut plus que toute action, la vie contemplative possède une extraordinaire efficacité apostolique et missionnaire» (Jean-Paul II, Vita consecrata, 25 mars 1996, n. 59).

«La montrer imitable»

Depuis son entrée au Carmel, le 9 avril 1888, sainte Thérèse ne goûte plus la présence de Dieu, qui lui était si douce. La prière lui devient difficile. «La récitation du chapelet, écrit-elle, me coûte plus que de mettre un instrument de pénitence  Je sens que je le dis si mal, j'ai beau m'efforcer de méditer les mystères du Rosaire, je n'arrive pas à fixer mon esprit  Longtemps je me suis désolée de ce manque de dévotion qui m'étonnait, car j'aime tant la Sainte Vierge qu'il devrait m'être facile de faire en son honneur des prières qui lui sont agréables. Maintenant je me désole moins, je pense que la Reine des Cieux étant ma Mère, elle doit voir ma bonne volonté et qu'elle s'en contente».

Sainte Thérèse connaît aussi la lassitude: «Oui, la vie coûte, écrit-elle, il est pénible de commencer une journée de labeur  Si encore on sentait Jésus, on ferait bien tout pour lui, mais non, il paraît à mille lieues, nous sommes seules avec nous-mêmes  Mais que fait-il donc ce doux Ami, il ne voit donc pas notre angoisse, le poids qui m'oppresse? Où est-il, pourquoi ne vient-il pas nous consoler, puisque nous n'avons que Lui pour ami?» Elle se rappelle alors ces paroles de Jésus: Ne vous faites pas tant de souci pour demain: demain se souciera de lui-même; à chaque jour suffit sa peine (Mt 6, 34), et, portant sa croix au jour le jour, elle chante:

Si je songe à demain, je crains mon inconstance,

Je sens naître en mon coeur la tristesse et l'ennui.

Mais je veux bien, mon Dieu, l'épreuve, la souffrance

Rien que pour aujourd'hui.

La patience de sainte Thérèse s'est exercée, presque toujours, sur des souffrances semblables à celles que nous trouvons tous, chaque jour, sur notre chemin. Souffrances petites, cachées, qui nous blessent et qui, faute d'une foi éveillée et amoureuse, nous abattent, et nous rendent sombres, à charge à nous-même et aux autres. Pour porter ces peines, sainte Thérèse recourt, bien souvent, à la Très Sainte Vierge, sa «Maman du Ciel»: «Jamais elle ne manque de me protéger, aussitôt que je l'invoque».

Elle trouve en Notre-Dame un réconfort maternel et un modèle de foi et d'amour, à travers une vie tout ordinaire. «Que j'aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la Sainte Vierge!  Pour qu'un sermon sur la Sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle, pas sa vie supposée; et je suis sûre que sa vie réelle devait être toute simple. On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable, faire ressortir ses vertus, dire qu'elle vivait de foi comme nous, en donner des preuves par l'Évangile où nous lisons: Ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait (Lc 2, 50). Et cette autre, non moins mystérieuse: Ses parents étaient dans l'admiration de ce qu'on disait de lui (Lc 2, 33). Cette admiration suppose un certain étonnement».

Ouragan de gloire

Le 2 avril 1896, durant la Semaine Sainte, deux crachements de sang révèlent à sainte Thérèse qu'elle est atteinte de tuberculose. Avec sérénité, elle envisage sa mort prochaine: «C'était comme un doux et lointain murmure qui m'annonçait l'arrivée de l'Époux». Mais, dans la dernière année de sa vie, son âme est envahie des plus épaisses ténèbres, le Ciel se dérobe à ses regards et de fortes tentations contre la foi l'assaillent. Dans cette épreuve, elle a conscience de partager le sort des incrédules: «Jésus m'a fait sentir qu'il y a véritablement des âmes qui n'ont pas la foi, qui, par l'abus des grâces, perdent ce précieux trésor, source des seules joies pures et véritables», écrit-elle. Par amour, elle accepte cette épreuve: «Je dis à Jésus que je suis heureuse de ne pas jouir de ce beau Ciel sur la terre afin qu'Il l'ouvre pour l'éternité aux pauvres incrédules». Son agonie, le 30 septembre 1897, ressemble à celle de Jésus, «sans aucun mélange de consolation». Mais ses dernières paroles expriment la victoire de sa foi et de son amour: «Oh!... je l'aime... Mon Dieu , je vous aime».

Cette passion débouche sur son entrée au Ciel et, ici-bas, sur un ouragan de gloire sans pareil! La petite carmélite va bientôt attirer des foules. De partout, on accourt pour implorer ou remercier celle qui répand une véritable "Pluie de roses", grâces temporelles ou spirituelles qui sont la récompense de sa foi inébranlable en l'Amour Miséricordieux. La parole de Jésus: Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit (Jn 12, 24) se réalise à la lettre. Le 17 mai 1925, plusieurs centaines de milliers de pèlerins du monde entier assistent au "triomphe" de la Petite Thérèse, glorifiée et canonisée. Et aujourd'hui, le Pape Jean-Paul II n'hésite pas à la déclarer Docteur de l'Église! Le 19 octobre prochain, à l'occasion de la Journée Mondiale des Missions, cet honneur exceptionnel tombera comme un surcroît de gloire sur la Patronne des Missions. L'Église voit en elle une lumière pour la nouvelle évangélisation.

Sainte Thérèse avait promis de «passer son Ciel à faire du bien sur la terre». Demandons-lui de nous communiquer sa foi vive et sa confiance inébranlable en l'Amour Miséricordieux. Ils transformeront nos vies et nous guideront sur le chemin du Ciel. Nous prions pour tous ceux qui vous sont chers, vivants et défunts.

Dom Antoine Marie osb, abb

Pour publier la lettre de l'Abbaye Saint-Joseph de Clairval dans une revue, journal, etc. ou pour la mettre sur un site internet ou une home page, une autorisation est nécessaire. Elle doit nous être demandée par email ou à travers http://www.clairval.com.

Index des lettres  -  Page d'accueil

Webmaster © 2000 Traditions Monastiques