Blason

 

25 juillet 1996
Saint Jacques, apôtre


Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,

La souffrance demeure l'une des plus profondes énigmes de l'existence humaine. Sa réalité atteint tous les hommes; personne n'y échappe. Si le spectacle de la création ouvre le regard de l'âme à l'existence de Dieu, à sa sagesse, à sa bonté et à sa providence, la souffrance qui habite le monde semble obscurcir cette image. Certains peuvent même être tentés de nier l'existence de Dieu: «Si Dieu existe, pourquoi tout ce mal dans le monde?» Comment se fait-il, en effet, que notre vie sur terre soit si pleine de douleurs et de conflits? Conflits entre l'âme qui est immortelle, et le corps, que déchirent la maladie et la mort; entre la raison et les passions, qui nous tirent en des sens contraires; conflits entre l'homme et l'univers, l'homme travaillant chaque jour pour tirer sa nourriture de la terre, qui, trop souvent, lui répond par des famines et des catastrophes? Pourquoi tant de peines?
«Au coeur de toute souffrance éprouvée par l'homme, et aussi à la base du monde des souffrances, apparaît inévitablement la question: Pourquoi?» (Jean-Paul II, Lettre apostolique Salvifici doloris, du 11 février 1984, sur le "Sens chrétien de la souffrance", 9).

MERVEILLEUSE HARMONIE
La Révélation nous apprend que Dieu, à l'origine, n'a pas créé l'homme dans cet état dramatique. Il ne lui a pas donné seulement d'être un homme, un "animal raisonnable", Il l'a établi d'emblée dans un état de sainteté, Il l'a revêtu de sa grâce, Il est venu "habiter en lui". C'est ce qu'exprime le verset de la Genèse: Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance (Gn 1, 26).Les Pères de l'Église ont vu dans l'expression à sa ressemblance une allusion à la grâce sanctifiante qui rendait l'homme participant de la nature divine, "semblable à Dieu". La grâce conférée à Adam avait cette particularité d'étendre son influence sur l'être humain tout entier, corps et âme, par des effets de puissance que nous ne connaissons plus. L'âme était pleinement maîtresse du corps, le prémunissant contre la souffrance et la mort; la raison, libre de la concupiscence, régissait parfaitement les passions; enfin, l'homme régnait véritablement sur le monde, la terre était pour lui comme un jardin de délices, un paradis, sans travail pénible ni lutte contre la nature.
Cette merveilleuse harmonie qui régnait alors, constituait ce qu'on appelle "l'état de justice originelle". Elle devait être le partage de l'homme aussi longtemps qu'il demeurait dans l'amitié divine. Hélas! comme nous l'apprend l'Écriture, l'homme, tenté par le diable, a perdu la grâce qui le reliait à Dieu. Dans ce péché, il s'est préféré lui-même à Dieu, et par là il a méprisé son Créateur, il s'est rebellé contre Lui, refusant son état de créature, et cherchant à se "diviniser" non pas selon le plan de Dieu sur lui, mais "contre" Dieu: Vous serez comme des dieux (Gn 3, 5), avait dit le serpent tentateur.
Adam perd la grâce, et avec elle la félicité de son existence au paradis terrestre: il passera par la mort: Vous mourrez de mort; il aura à combattre contre ses passions, qui le portent au mal (concupiscence); le travail lui sera pénible: Maudit soit le sol à cause de toi (Gn 3, 3-7 et 17). Par le péché, dira saint Paul, la mort est entrée dans le monde (Rm 5, 12), et avec la mort tout le cortège des souffrances qui pèsent chaque jour sur l'humanité. Si Dieu a permis la chute d'Adam, avec toutes ses conséquences tragiques, s'Il l'a tolérée comme on tolère une offense, ce fut pour respecter la liberté de l'homme. Mais à cette offense faite à son amour, Dieu a répondu par un amour plus grand encore: Il offre son pardon et promet un Rédempteur. Bien plus, Il fait en quelque sorte cause commune avec l'homme jusque dans ses souffrances.

COMPASSION TRÈS PROCHE
Dans l'Ancien Testament, Dieu témoigne souvent de sa compassion et de sa tendresse pour l'homme qui souffre. Mais la venue du Sauveur sur la terre marque d'une façon plus poignante la solidarité de Dieu avec l'humanité souffrante. L'Évangile nous montre Jésus se faire sans cesse proche des misères de ses contemporains. La souffrance l'émeut, le touche, le bouleverse, parfois jusqu'aux larmes. Au mépris des coutumes, on le voit aller au-devant des lépreux, les intouchables du temps, pour mettre ses doigts dans leurs plaies et les guérir. La souffrance des coeurs lui inspire une profonde compassion, comme dans la scène de la veuve de Naïm qui pleurait la mort de son fils unique. Il attire tous ceux qui peinent vers son Coeur ouvert à toute souffrance: Venez à moi vous tous qui ployez sous le fardeau de la souffrance, et je vous soulagerai! (Mt 11, 28)
Mais Dieu a voulu aller plus loin: en se faisant homme, Il s'est mis, lui aussi, au nombre des souffrants. Jésus a voulu naître dans une misérable étable; il a travaillé dur pour gagner son pain quotidien; il a connu la faim, la soif, la fatigue des longs trajets à pied (cf. Jn 4, 6); pendant trois ans, il n'aura pas de maison, ni même une pierre pour reposer sa tête (cf. Mt 8, 20); il a souffert de l'incompréhension des hommes, de leurs moqueries; on l'a traité d'homme adonné au vin et à la bonne chère. La vérité et la profondeur de son appréhension de la souffrance apparaissent particulièrement dans sa prière à Gethsémani: Mon Dieu, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Dans la Passion, la douleur physique et la douleur morale atteignent leur paroxysme. Enfin, Notre-Seigneur a voulu rejoindre l'homme jusque dans le mystère de la mort. Tout homme qui souffre peut dire en face du Crucifié: "Lui aussi est passé par là."
Mais si Jésus est passé par l'abîme de la souffrance, ce fut pour la transfigurer et lui donner une dimension tout à fait nouvelle: elle est désormais liée à l'amour. Si elle reste un grand mal en soi, la souffrance est devenue le fondement le plus solide du bien définitif de l'homme, c'est-à-dire du salut éternel. Elle nous permet d'être associés à Jésus dans l'oeuvre de la Rédemption. Conséquence du péché, elle devient, par la puissance de Dieu, le moyen de notre relèvement moral.

MYSTÈRE PASCAL
«Sans Pâques, le monde est sans espoir. Grâce à Pâques, la vie prend tout son sens... J'ai vécu dans ma chair et dans mon coeur le mystère de la Passion et de la Résurrection... Nous sommes appelés à mourir et à ressusciter tous les jours». Celui qui prononce ces paroles s'appelle Jacques Lebreton. Il est privé de la vue et ses avant-bras sont amputés des mains, depuis novembre 1942.
C'était dans le désert de Libye. Dans un peloton de spahis au repos, Jacques, assis sur ses talons devant une caisse de grenades, prend les explosifs l'un après l'autre pour les désamorcer. «Je travaillais en bavardant avec les camarades, racontera-t-il plus tard. L'un d'eux, à mon insu, prend une grenade et la dégoupille. Puis, apeuré, il me la tend. Je la saisis machinalement, mais aussitôt je comprends: elle va exploser. Vite la jeter! Mais les copains sont là, je risque de les tuer... Soudain, un formidable coup de gong. Je suis plongé dans les ténèbres. J'essaie de parler, je n'y parviens pas. Je me vois mort».
Fils d'un officier de marine, Jacques Lebreton a quitté le manoir familial de Kerval, près de Brest, en juin 1940, à 18 ans, pour rejoindre les Forces françaises libres à Londres. Puis, après un long périple en Moyen Orient, il s'est trouvé en Libye, face aux troupes du général allemand Rommel. Pour la première fois, il affronte la mort: les obus sifflent de toutes parts. Les morts sont nombreux autour de lui. Il se pose la question de Dieu: «J'avais reçu une éducation chrétienne à la maison, puis au collège. Brusquement, à 18 ans, j'étais passé de la vie protégée à la vie de grand air. Peu à peu, ma foi s'est étiolée, j'ai cessé de pratiquer. Mais face au danger, je me posais la question fondamentale: "Dieu existe-t-il? Qui est-il? Après la mort, est-ce le trou noir?"  La réponse à mes questions allait m'être donnée d'une façon inattendue, avec l'explosion de la grenade».
Après les premiers soins à l'ambulance de campagne, Jacques Lebreton est évacué sur un hôpital de Damas. Pendant deux ou trois semaines, il reste plongé dans une véritable torpeur. Il se doute bien que ses yeux ont été grièvement atteints, mais il pense pouvoir retrouver la vue dans six mois ou un an tout au plus. Le temps arrangera tout. En revanche, il ignore ce qui se cache sous les énormes pansements qui enveloppent l'extrémité de ses avant-bras: «Je sentais encore mes mains comme si elles étaient restées crispées sur la grenade: c'est l'illusion bien connue des amputés. Quand je découvris la vérité, ce fut la révolte. En Libye, j'avais vu un jour vingt-et-un de mes camarades volatilisés dans une formidable explosion; je m'étais dit: "La mort en pleine bataille, ce n'est rien, on ne la voit pas venir. Ce que je crains le plus, c'est de perdre un bras ou une jambe. Je ne pourrais pas le supporter ". Et maintenant, je me retrouvais aveugle et bi-manchot: une quadruple amputation. À 21 ans! Comment Dieu pouvait-il permettre une pareille épreuve?»

"ACCEPTER" POUR NE PLUS "SUBIR"
Toutefois, une religieuse, franciscaine missionnaire de Marie, que Jacques avait rencontrée pendant un premier séjour à Damas, apprit qu'il était à l'hôpital. Elle vint le voir régulièrement. «Elle me parlait de Job, qui ne maudissait pas Dieu. Elle me citait la parole de l'Évangile: Si le grain de blé ne meurt en terre, il ne porte pas de fruit». Le malade sent ces vérités pénétrer dans son âme. Il se remet à prier et à fréquenter les sacrements. Il accepte même de communier deux fois par semaine, puis tous les jours. Il découvre alors l'amour qui a poussé Jésus, "l'homme des douleurs" à mourir pour nous sur la Croix. Il expérimente une force mystérieuse qui le rapproche du Christ. Grâce à la vigueur de sa foi retrouvée, il voit dans ses souffrances une valeur rédemptrice cachée. Alors, s'appuyant sur la force divine et non sur sa propre faiblesse, il fait à Dieu l'offrande héroïque de ses yeux et de ses mains. Il décide de ne plus "subir" son épreuve mais de "l'accepter". «L'acceptation est une victoire. Avant d'être blessé, je connaissais le rire, mais pas la joie, la vraie joie. Eh bien, j'ai pleuré de joie sur mon lit d'hôpital. J'ai même dit à la soeur infirmière: "Je n'ai pas perdu au change!"»
L'amour transforme les coeurs, et donne tout son mérite à la souffrance acceptée. Au témoignage de saint François de Sales: «L'amour divin non seulement adoucit ce qui est amer, mais transforme la croix en joie, car Dieu est le Dieu de la joie». Jacques Lebreton l'a expérimenté. La joie infusée dans le coeur par la grâce, même au milieu des souffrances, n'est pas une joie sensible, mais un contentement paisible et mystérieux, dans la foi, qui a fait dire à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus: «Ici-bas tout me fatigue, tout m'est à charge... Je ne trouve qu'une joie, celle de souffrir pour Jésus, mais cette joie non sentie est au-dessus de toute joie!» (Lettre, 12 mars 1889).
Mais lorsque la souffrance ne nous apporte que tristesse et abattement, rappelons-nous ces autres paroles de la "petite" Thérèse: «Souffrons, s'il le faut, avec amertume, sans courage. Jésus a bien souffert avec tristesse: sans tristesse, est-ce que l'âme souffrirait?... Il est bien consolant de penser que Jésus, le divin Fort, a connu toutes nos faiblesses, qu'il a tremblé à la vue du calice amer, ce calice qu'il avait autrefois si ardemment désiré» (Lettres, 26 avril 1889, 26 décembre 1896). Aussi, lorsque nous souffrons, pensons que Jésus est là, compatissant près de nous, pour nous aider à porter la croix d'aujourd'hui.

AMPUTÉ DE DIEU
Jacques Lebreton a eu, lui aussi, littéralement, son chemin de Damas. «Curieusement, faisait-il remarquer, c'est par la porte Saint-Paul que je suis entré dans cette ville. Saint Paul y est arrivé aveugle, il y a retrouvé la vue. Moi, j'y ai trouvé une lumière infiniment plus précieuse que celle que j'ai perdue». Chaque année, le 5 novembre, il annoncera à ses amis: «Aujourd'hui, j'offre le champagne - Pourquoi? - C'est l'anniversaire du jour où je suis devenu aveugle!» Dans la foi, il considérait en effet que, selon ses propres paroles, «la seule infirmité, c'est d'être amputé de Dieu».
"Être amputé de Dieu", voilà l'oeuvre du péché mortel. Le Catéchisme de l'Église Catholique nous enseigne qu'«aux yeux de la foi aucun mal n'est plus grave que le péché, et que rien n'a de pires conséquences pour les pécheurs eux-mêmes, pour l'Église et pour le monde entier» (1488). Notre-Seigneur nous a avertis qu'il est préférable de perdre les mains et les yeux plutôt que d'être jeté dans la fournaise de feu, c'est-à-dire dans l'enfer, où nous conduit le péché, qui nous détourne de Dieu (cf. Mt 5, 29-30). La perte de la vie éternelle est, sans aucun doute, la plus grande souffrance pour l'homme, puisque, en la perdant, il perd le bonheur parfait auquel Dieu le destinait. Jésus est venu nous libérer de la souffrance définitive: la damnation éternelle. «Le Fils unique a été donné à l'humanité pour protéger l'homme avant tout contre ce mal définitif... La mission du Fils unique consiste à vaincre le péché et la mort; il triomphe du péché par son obéissance jusqu'à la mort, et il triomphe de la mort par sa résurrection» (Salvifici doloris, 14). En détruisant le péché, Jésus a détruit le plus grand des maux et en même temps la racine de toute souffrance, puisque c'est par le péché que la souffrance et la mort sont entrées dans le monde (cf. Ro 5, 12). Aussi est-il possible à tous ceux qui le veulent, d'obtenir la rémission de leurs péchés et d'avoir part aux fruits de la Rédemption. Ce bienfait nous arrive principalement par les sacrements, canaux de la grâce divine, qui nous purifie, nous fortifie et fait croître notre âme en sainteté. De plus, par la prière et la digne réception des sacrements, le support patient de toute souffrance nous devient possible.
«Pourquoi Dieu permet-il la souffrance?» demandait-on un jour à Mère Teresa. «C'est difficile à comprendre: c'est le mystère de l'amour de Dieu, c'est pourquoi nous ne pouvons même pas comprendre pourquoi Jésus a tant souffert, pourquoi il devait passer par cette solitude de Gethsémani et la souffrance de la crucifixion. C'est le mystère de son grand amour. La souffrance que nous voyons maintenant, c'est comme si le Christ revivait sa Passion en nous. - Comment la souffrance peut-elle être admirable? - Si elle est acceptée dans le bon sens, comme venant de la main de Dieu, pour notre sanctification, la purification de notre âme et aussi la réparation pour les péchés du monde, alors elle apporte la paix et elle est admirable. - Mais Dieu n'est-il pas un Dieu d'amour? - Dieu ne nous donne pas la souffrance pour nous torturer, mais pour nous attirer à Lui».

UN SERVICE IRREMPLAÇABLE
Loin d'être inutiles, les personnes qui souffrent accomplissent un service irremplaçable. «La foi dans la participation aux souffrances du Christ porte en elle-même la certitude intérieure que l'homme qui souffre complète ce qui manque aux épreuves du Christ et que, dans la perspective spirituelle de l'oeuvre de la Rédemption, il est utile, comme le Christ, au salut de ses frères et soeurs» (Salvifici doloris, 27). C'est pour cela que l'Église s'incline avec vénération devant ceux qui souffrent: elle voit en eux les principaux continuateurs de l'oeuvre du Christ-Sauveur. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus confiait, peu avant sa mort: «Jamais je n'aurais cru qu'il était possible de tant souffrir! Je ne puis m'expliquer cela que par les désirs ardents que j'ai eus de sauver des âmes» (30 septembre 1897).
La Très Sainte Vierge Marie, indemne de toute tache de péché, a été associée très étroitement à l'oeuvre du salut. «En Elle, les souffrances innombrables et intenses s'accumulèrent avec une telle cohésion et un tel enchaînement que tout en montrant sa foi inébranlable, elles contribuèrent à la Rédemption de tous. Sa montée au Calvaire et sa présence au pied de la Croix ont été une participation tout à fait spéciale à la mort rédemptrice de son Fils. Aussi Jésus a-t-il conféré à Marie une maternité nouvelle -spirituelle et universelle- à l'égard de tous les hommes» (Salvifici doloris, 25, 26). C'est pourquoi quiconque recourt à cette mère si compatissante et si tendre pour ceux qui souffrent, en obtiendra quelque grâce de consolation.
Mais c'est surtout au Ciel que nous récolterons les fruits de notre patience à porter la Croix. Saint Jean nous assure, en effet, dans l'Apocalypse, qu'au ciel Dieu essuiera toute larme de nos yeux, et qu'il n'y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni douleur (21, 4); et saint Paul écrit aux Romains: Je pense que les souffrances du temps présent n'ont pas de proportion avec la gloire future qui sera révélée en nous (8, 18). Saint Cyprien, parlant de cette gloire du ciel, s'exprime ainsi: «Quelle gloire et quelle joie d'être admis à voir Dieu, d'être honoré, avec le Christ-Seigneur notre Dieu, de la possession de la joie du salut et de la lumière éternelle, dans la compagnie des justes et des amis de Dieu, des joies de l'immortalité acquise» (Épître 56, 10, 1); et saint Augustin: «Quelle ne sera pas cette félicité, là où l'on vaquera aux louanges de Dieu, qui sera tout en tous! Il sera l'achèvement de nos désirs, Lui qui sera vu sans fin, qui sera aimé sans ennui, qui sera loué sans fatigue. Là, nous serons en repos et nous verrons, nous verrons et nous aimerons, nous aimerons et nous louerons» (Cité de Dieu, l. 22, c. 30, n. 1, 5).
C'est la grâce que nous demandons à Notre-Dame et à saint Joseph de vous accorder ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers, vivants et défunts.

Dom Antoine Marie osb, abbé

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